visuel la mémoire d'Eulalie

 

Le texte construit un monde entièrement et absolument humain qui ne tient que par le langage. Les Scanneurs décrivent le décor en permanence et constituent une parole multiple et musicale, comme un chœur grec sans opinion. Eulalie entre avec son langage poétique et imaginaire, celui que tous portent encore quelque part en eux. Fille de la géante mémoire, elle chante la beauté du monde éteint.


La pièce joue avec le registre de la science-fiction en présentant un monde angoissant, hermétique et froid qui se délite finalement pour laisser place à une humanité burlesque impuissante qui ne viendra heureusement jamais à bout de ses faiblesses et de sa vulnérabilité.

 

EN COURS DE PRODUCTION


Mise en scène : Adélaïde Pralon
Scénographie : Tristan Leconte
Distribution : François Garrigues, Claire Le Goff, Dimitri Michelsen, Christophe Poulain, Emilie Bouruet-Aubertot

EULALIE : Elle disait toujours elle répétait pour moi pour que je les mâche et que je les mange la comptine les hommes et les femmes sont un et un deux et ils font l’enfant trois et l’enfant marche du bout des doigts sur des plages et ramasse de la neige rouge et chaude et l’eau crie du ciel et le pain mouille la lavande dans les placards et il ment aussi chaud et blanc et les enfants jouent à couper haut des ballons dans des lumières du ciel et les feux sont jaunes et hauts et on ne met pas ses mains dans la falaise et on tire ses habits de toutes les couleurs je me trompe je me trompe j’oublie l’ordre je me trompe on se raconte des histoire d’accord ?